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Cours photo-Composition et cadrage partie 1

Cours photo-Composition et cadrage

Les règles de la composition et du cadrage – partie 1

La composition d’une image comme son exposition et la gestion de la lumière, font parti des fondamentaux de la photographie. La réalisation de meilleures photographies passe par la maîtrise de règles simples. Peu importe le matériel utilisé, l’appareil photo ne fait pas le photographe.

 

 

Il est primordial sauf contraintes de temps (photos prises sur le vif par exemple), de penser son image avant de déclencher.  Beaucoup de photographes se contentent de déclencher des dizaines de fois dans l’espoir d’obtenir une bonne image. Penser qu’il est possible d’intervenir en post-production est une fausse bonne idée car elle engendre, perte de temps et improductivité.
En outre les manipulations ou retouches répétées d’une image la détériore.
Par contre prendre le temps de réfléchir et de composer son image avant de déclencher permet d’acquérir très rapidement les automatismes de base.

Afin de se faire une idée précise sur la composition, je conseille de faire preuve de curiosité et d’observer les peintures classiques ou les photographies célèbres en pensant aux règles de la composition.  De nombreux peintres ont utilisés deux règles permettant d’optimiser la composition. La règle des tiers et le nombre d’or qui est quelques peu différent.

Pour en savoir plus, je vous propose d’observer deux peintures connues afin d’étudier le parti pris des artistes.
La règle utilisée dans cet exemple est certainement la plus utilisée, » la règle des tiers ».
Pour se la représenter,  rien de plus simple,  il suffit de diviser l’image en trois en  traçant symboliquement deux lignes verticales et deux lignes horizontales. Pour l’exemple j’ai superposé sur l’images,  les lignes symbolisant la règle des tiers.

Petit exemple sur cette peinture d’Howard Pyle.

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On voit dans cet exemple que le peintre a délibérément  choisi de ne pas placer le personnage au centre de la composition mais de le décaler légèrement sur la droite, la ligne verticale marquant le premier tiers vertical  de l’image traverse le personnage de haut en bas. Essayer d’observer la composition par rapport aux lignes et les rapports : masse, vide. La tête du personnage se situe  approximativement à l’angle des deux lignes  indiquant un point fort de l’image, attirant instinctivement l’œil.

Deuxième exemple : Claude Monet

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Intéressant d’observer comment le peintre a placé les personnages par rapport au cadre et l’espace occupé par le ciel et le sol.

Les personnages sont ils au centre de sa composition ? A t’il privilégié de montrer le ciel,  les fleurs ou a t’il opté pour un simple partage 50X50 ?

En fait le ciel occupe  le premiers tiers horizontal de sa composition, le haut du tableau correspondant à une zone de vide. Les deux tiers suivant, « zone de plein », sont occupés par le champ fleuri et les personnages.
Si maintenant on observe le découpage vertical, les personnages ne sont pas placés au centre de l’image mais dans le tiers droit de l’image. Presque au bord du tableau  donnant ainsi une impression de mouvement des personnages vers la droite.

En règle générale, je conseille de prendre le temps de regarder et de ne pas hésiter à observer les  peintres classiques comme  les photographies célèbres.
Il est intéressant d’analyser  les choix adoptés par l’artiste.
Regarder et s’imprégner tout en essayant de comprendre, permet d’acquérir les  bases.

 

 

 

Composer une image consiste à choisir : 

L’orientation ou le format de son image : horizontal  « paysage » ou vertical « portrait ».
le point de vue
Le cadre
Le type de plan 

L’orientation de l’image

Le choix de l’orientation est sans doute la première question à se poser en observant un sujet à photographier. Pour les boîtiers APS comme les 24X36, le format de l’image étant rectangulaire, cela nous offre deux possibilités. Soit le boîtier est orienté horizontalement, soit verticalement. Le choix de l’orientation peut modifier la perception que l’on a d’un sujet.

L’orientation de l’image dépendra du sujet, de sa taille, de sa position et du besoin de l’isoler ou pas de son environnement.

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L’orientation verticale ou format « portrait »

Elle permet une vision de l’image de haut en bas.
Ce format est utilisé pour les portraits d’où son nom.
Il permet de photographier un personnage de plein pied en exploitant au maximum le cadre de la photo.
Il est également utilisé en photographie d’architecture
pour les sujets verticaux.
Les lignes et les plans verticaux évoquent force et domination.

 

 

 

 

 

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L’orientation horizontale ou format « paysage » est  plus proche de la vision humaine, l’œil balayant l’espace de gauche à droite. Ce format est adapté à la prise de vue de paysages, de groupes de personnes et de scènes en général.
Plus proche de la perception de l’œil, l’image est interprétée par le cerveau comme reposante et plus naturelle.

-Le Point de vue
Le point de vue déterminera l’emplacement du photographe par rapport au sujet et le choix de la focale utilisée. Il faut se positionner et choisir son point de vue en fonction de plusieurs facteurs. Le premier étant sans doute la configuration des lieux, on peut être amené à se déplacer pour trouver le meilleurs angle. Exemple pour photographier une église ou un bâtiment en ville, y a t’il des éléments perturbateurs nécessitant de se déplacer pour éviter  poteaux ou arbres gênant la vue ? Faut il reculer, avancer voir parfois prendre de la hauteur ?
Pour  la photographie de personnages, la perception de distance (intimité) que l’on souhaite par rapport au sujet peut également nous amener à choisir un point de vue différent.  Plus le photographe s’éloigne du sujet en utilisant un téléobjectif et plus il garde une distance par rapport. A l’inverse en étant  proche de lui, il exprime une certaine intimité.
Grâce à cette intimité, le rendu pourra être totalement différent.

Le point de vue peut également servir à isoler le sujet ou à intensifier un effet dramatique.

Prise de vue à hauteur d’œil

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Le photographe est à la même hauteur que le sujet. C’est le point de vue le plus neutre. Avantage, pas de déformation de perspective. Le plan du sujet, le plan de l’objectif et le plan du film ou du capteur sont parallèles. Avec ce point de vue, soit on utilise  une courte focale pour pénétrer l’espace intime du sujet à photographier, par exemple en reportage. Soit on choisit une longue focale  afin de créer une distance par rapport au sujet, technique utilisé par les paparazzi   pour voler des images.  

Prise de vue en plongée 

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Le photographe choisi de se placer au-dessus du sujet. Cette position donne une impression d’isolement du sujet, elle permet d’éviter un second plan gênant. La contre partie à ne pas négliger, une déformation de perspectives et sensation d’écrasement du sujet sur l’image. Il est possible d’atténuer cette déformation par l’utilisation  d’une focale plus longue.

Prise de vue en contre plongée

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Ici c’est l’inverse,  le photographe se place plus bas que le sujet.  Cela donne une impression de force et de domination. Compte tenu de la position, les plans : sujet, objectif et capteur (ou film) n’étant plus parallèles, comme lors des photos en plongée, on obtient une déformation de la perspective.

Pour conclure, en fonction du sujet, le choix du point de vue peut être déterminant et modifier ou tout au moins orienter sa perception  par le lecteur.

Quelques exemples de choix en fonction du sujet :

–  Photographie de mode à l’extérieur et en studio.
Le points de vue « hauteur d’œil » est le plus utilisé. Mais il est possible d’utiliser la contre plongée  pour donner une impression de domination au personnage.
On utilise régulièrement une focale un peu longue pour se positionne assez loin du sujet.
A l’extérieur, le choix d’une longue focale et l’augmentation du rapport de grandissement permet de limiter la profondeur de champs et d’estomper l’arrière plan.

En studio on préfère également une focale longue à condition de disposer de recul, la contrainte principale étant de se positionner à l’extérieur des sources de lumières. En outre une longue focale permet de prendre du recul et de décoller le ou les personnages du fond.

– Reportages, photos de personnages : Sujet de société, reportages industriels, personnages au travail etc.

Les trois points de vue sont utilisés.  Par contre à l’inverse des photographies de mode, on cherche à créer une certaine intimité avec les personnes que l’on photographie. On tente de se placer tout près en entrant dans leurs cercles intimes.
Cela nécessite un travail de mise en confiance et d’approche. Le photographe utilisera alors des focales très courtes. 28  ou 35 mm pour un format 24 X 36.
Le matériel idéal pour ce type de travaux serait en argentique ou en numérique des boîtiers types Leica (à télémètre) ou  les compacts pros type Fuji de la série X100.

–  Architecture, patrimoine architectural.
Là le point de vue dépendra de l’espace disponible autour du sujet et du résultat souhaité.
Il est évident qu’il faut différencier la photographie « d’architecture classique », destinée à mettre en avant des bâtiments et des projets techniques pour des architectes et des promoteurs immobiliers. De la photographie urbaine à vocation artistique.

Dans le deuxième cas seul l’aspect artistique compte et tout est possible. Par contre pour le premier, il faudra privilégier la présentation objective du sujet et éviter les déformations, les erreurs de perspectives.

On utilise généralement des points de vue à hauteur d’hommes ou des images en contre plongée. L’idéal en architecture étant d’éviter l’usage de courtes focales si l’on dispose d’espace. Et de tenter prendre du recul pour photographier le bâtiment.
Le but, éviter les déformations de perspectives qui peuvent être intéressantes d’un point de vue artistique mais inacceptables pour des  travaux professionnels.
Professionnellement les photographes doivent parfois utiliser l’argentique et une chambre grand format, seul outil permettant des décentrements importants et l’absence de mauvaises perspectives.
–   Reproduction de tableaux, de documents.
Même contraintes qu’en architecture.
Un seul point de vue est envisageable, la hauteur d’œil. Le plan du sujet devant être parfaitement parallèle au plans de l’objectif et du capteur.
Il faut éviter les déformations par conséquent ne pas utiliser  une focale standard d’excellente qualité pour un rendu optimal des couleurs.

 – Le cadrage et l’échelle des plans

L’échelle des plans est une notion qui vient du cinéma, il existe plusieurs façon de  montrer un sujet ou une scène. On peut par exemple le présenter dans son ensemble, l’isoler ou le tronquer en réalisant un plan serré.
Le même sujet pris sous des plans différents et la perception de la scène change.  l’on peut à partir d’un même sujet,  raconter deux histoires  différentes voir opposées.
C’est hélas une technique de manipulation couramment utilisée par certaines presses d’opinion et dans de nombreuses images choc créant le buzz sur Internet.

Les types de plans sont nombreux et sans vouloir tous les montrer, voici quelques exemples courants que l’on utilise en photographie.

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Le plan général, il permet de situer la scène dans son environnement. Il set à mettre en valeur un sujet par rapport à sa topographie. Dans l’exemple, on situe le musée par rapport à son emplacement dans la ville. Proximité de la cathédrale et de la mer. Ce type de plan est utilisé par exemple en photographie de paysages avec des focales courtes et normales.

Le plan d’ensemble, ici on essai de montrer le sujet dans son ensemble et de l’isoler en resserrant légèrement le cadrage. Plans d’ensembles et plans généraux sont très proches.

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Le plan rapproché ou plan serré, il permet de montrer et de mettre en valeur une partie du sujet et de l’isoler de  son ensemble. Exemple ici j’ai voulu montrer une partie de l’ensemble architectural.

Le gros plan ou très gros plan, permet d’insister sur un détail. Dans l’exemple, l’utilisation d’une très longue focale a permis d’isoler la personne à l’intérieur du bâtiment.

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Le plan rapproché en portrait s’appelle plan de poitrine. C’est le plan le plus utilisé car il met en valeur la partie supérieure du modèle.

Le plan américain nous vient du cinéma et plus particulièrement des westerns des années 50.
A l’époque il était prisé car il permettait d’isoler le personnage tout en insistant sur les revolvers placés à hauteur de hanche.  L’image était coupée au dessus des genoux. Depuis cette époque, on continue à utiliser ce type de plan, plus large que le plan de poitrine et ne montrant pas le personnage dans son ensemble.

 

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Photographe professionnel Avignon Montpellier

Photographe professionnel entre Avignon Montpellier. Reportages corporate, architecture, intérieurs et déco, industriel, publicité, événementiels, portraits d'entreprises

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