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Cours photo- Les réglages de base

Tutos sur la photographie.

Les réglages de base

photographe Avignon cours photo

Lorsque nous débutons la photographie, le  premier réflexe une fois l’appareil acheté, consiste à le laisser effectuer tous les réglages à notre  place.
Les appareils sont de plus en plus sophistiqués et disposent de nombreux réglages automatiques, offrant un confort  d’utilisation inégalé et apportant une aide précieuse au débutant.
Toutefois  je conseille au véritable amateur de prendre le temps d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement  et les règles de base de la photographie. Car malgré la  technologie et  pléthore de fonctions automatiques proposées par votre appareil photo, celui-ci ne doit pas systématiquement décider à votre place des réglages et des options de prises de vue car il ne  sait pas ce que vous souhaitez obtenir.

La photographie est une question de compromis, de choix.

Les appareils photos actuels sont équipés de véritables calculateurs capables d’effectuer tous les réglages à votre place. Mais d’une part ils peuvent être induit en erreur et modifier le résultat que vous espériez. D’autre part, ils ne peuvent déterminer à votre place le rendu que vous souhaitez.
Certaines options sont parfaitement subjectives  comme  : le choix de la zone de netteté, la température de couleur (balance des blancs) ou l’exposition : Gestion des contrastes, légère sous exposition ou à l’inverse sur exposition.

En fonction du choix de vos réglages, il est possible de modifier le résultat obtenu et de créer des images différentes.

Les erreurs courantes  lorsque l’appareil décide des réglages à votre place.

La mise au point

Vous avez certainement  été confronté à ce problème, vous cherchez à  photographier une personne au milieu d’un petit  groupe. Une fois l’image à l’écran vous vous apercevez que la mise au point a été effectuée sur le personnage légèrement en arrière plan. Quand au personnage principal, il est flou. Autre exemple, lors d’ un portrait en plan plus serré, la mise au point s’effectue à un endroit non désiré. Exemple les cheveux sont nets, les yeux et le visage dans le flou.

L’exposition

L’appareil mesure l’exposition de façon automatique, l’image ne devant être ni trop claire, ni trop sombre.
Mais ce réglage est il conforme au résultat que vous souhaitiez  obtenir ?
L’exemple le plus courant est le contre jour. Les appareils actuels sont tous équipés de systèmes permettant de compenser les contre jours. Soit en utilisant un correcteur d’exposition automatique, soit en vous forçant à utiliser le flash intégré. Le résultat, vous n’avez plus la possibilité de créer une image en contre jour classique avec des ombres marquées. L’appareil considérant  le contre jour comme une erreur d’exposition et cherchant systématiquement à corriger l’image par traitement numérique.
Autre exemple lorsque vous photographiez un sujet comprenant une grande zone sombre ou une grande zone claire, selon le réglage par défaut, le résultat peut être erroné, image sous exposée ou sur exposée. Un exemple très courant en photographies de mariages. Ils ‘agit de photographies de la mariée en robe blanche. Combien de fois je vois des portraits réalisés par des photographes  « professionnels » dans lesquels la robe est surexposée. Le mode de mesure de lumière étant mal réglé et sur automatique, quid de la robe et de ses détails. L’on ne voit qu’une grande zone de blanc.

La profondeur de champs

Elle détermine la zone de netteté de l’image. Une fois la mise au point effectuée, les choix de réglages de l’appareil  permettent d’augmenter ou de diminuer la zone de netteté. En clair vous pouvez décider que votre sujet et son arrière plan soient nets ou à l’inverse de n’effectuer la netteté uniquement sur le sujet afin de rendre l’arrière plan plus flou et de l’estomper.

Exemple vous réalisez un portrait et une fois l’image à l’écran, vous vous rendez compte que l’arrière plan trop net prend trop d’importance par rapport au sujet principal et gène la vision de votre photographie. Alors que le choix d’une petite profondeur de champs aurait pu  permettre de rendre l’arrière plan moins présent.

La température de couleur.

Les appareils effectuent ce qu’on appelle une balance des blancs automatique afin de corriger la température de couleur. Nous reviendrons sur la température de couleur mais combien de fois vous êtes vous rendu compte une fois la prise de vue réalisée que les couleurs ne correspondent pas à ce que vous souhaitiez montrer ? Lorsque vous photographiez un paysage en fin d’après midi, une photographie dans la neige ou un portrait à l’intérieur d’une maison, la couleur de la lumière varie. Mais souhaitez vous conserver cette variation ou à l’inverse voulez vous donner l’impression que votre photo de couchez de soleil a été réalisé en milieu de journée ?

Il faut reprendre le contrôle de ses réglages et imposer ses propres choix en fonction des résultats que vous souhaitez obtenir.

Pas de panique, les réglages de base ne sont pas si nombreux, nous allons commencer à les regarder de plus près.

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les réglages de base.

Le mode autofocus ou la mise au point

Le réglage peut être utilisé une fois pour toute ou modifié en fonction du sujet à traiter.

Les appareils modernes sont tous autofocus, c’est à dire qu’ils règlent automatiquement la netteté de votre image. En photographie on parle de  mise au point, manuelle ou autofocus. Le mode autofocus peut être débrayé sur la plus par des appareils car dans certains cas il peut être nécessaire de faire  la la mise au point de façon manuelle.

Mais concernant l’autofocus, plusieurs réglages vous sont proposé sainsi que plusieurs méthodes de calcul de l’autofocus.

autofocus

Exemple de réglages sur un boîtier réflexe.

Les réglages de base permettent de choisir  la zone de calcul de l’autofocus. Exemple ci-dessous, les dessins représentent le viseur de votre appareil et les petits rectangles correspondent aux collimateurs servant à calculer la zone de netteté. Réglé par défaut les appareils privilégient en général  les modes avec de nombreux collimateurs. Mais vous pouvez choisir d’effectuer le calcul sur la  zone qui vont convient.
Plus la zone est petite et plus vous serez précis. L’inconvénient, cela nécessite de positionner le collimateur sur la partie du sujet sur laquelle  vous souhaitez effectuer la mise au point, de la mémoriser et de recadrer votre image.
A l’inverse plus la zone est grande et plus la calculateur va tenter de pondérer et d’effectuer son calcul sur une large zone. L’avantage, c’est très rapide. Inconvéniant, la mise au point peut être imprécise.

autofocus2

1 seul point correspond à une mesure spot, l’appareil va effectuer la mise au point sur la partie du sujet situé sur le point central (le rectangle en rouge sur le dessin).
5 points, la zone est légèrement plus large, le point central et les 4 l’entourant.
9 points la zone s’agrandit.
21 points la zone commence à être importante et le résultat peut être mauvais en fonction de la prise de vue. Exemple, vous photographiez un personnage au milieu d’un petit groupe situé à différents niveaux (personnages décalés vers l’avant ou vers l’arrière).
Il existe selon les appareils des zones de mesures plus larges (51 points).  Mais plus la zone est large plus le résultat est hasardeux.

Les appareils modernes disposent en outre de fonction sophistiquées comme le mode AF suivi 3D. Dans ce mode, on utilise un seul collimateur et le calculateur mémorise les informations du sujet afin de le suivre s’il bouge.

Il est également possible de choisir manuellement le collimateur et de le sélectionner.

Personnellement  j’utilise dans la grande majorité des caspour mes prises de vue professionnelles, le mode spot en utilisant de 1 à 3 collimateurs. Si le sujet ne se trouve pas au centre du viseur (80% des cas),  j’utilise la fonction « verrouillage de la mise au point ».
Ainsi j’ai la garantie d’effectuer la mise au point à l’endroit précis que je choisi en fonction de mon sujet.

Pour effectuer une mise au point autofocus, il suffit d’appuyer légèrement sur le déclencheur. Si vous gardez le doigt appuyé à mi course sur le déclencheur, vous pouvez recadrer votre image, le système garde en mémoire la mise au point, il suffit alors de déplacer le cadrage et le tour est joué.

Le choix de la méthode dépendra d’abord du boîtier utilisé. Il est évident qu’un boîtier professionnel et un boîtier grand public dont le prix est cinq ou six fois moindre n’auront pas les mêmes caractéristiques.

Le conseil, utiliser un mode spot de 1 à 3 ou 5 collimateurs pour des mises au point nécessitant de la précision.
Le portrait en plan serré par exemple, choisir le mode spot vous permettra d’effectuer la mise au point sur les yeux du personnage. Si vous utilisez un mode plus large, le système peut légèrement décaler la mise au point et provoquer une erreur.

Pour un paysage, les modes avec plus de collimateurs sont adaptés. De la même manière pour un sujet avec une grande zone de blanc ou de noir (zone avec absence de contraste), il peut être préférable de choisir les modes avec plusieurs collimateurs.

Vitesse, diaphragme et sensibilité, l’exposition en photo et la gestion de la lumière.

exposition

Que l’on utilise un film argentique ou un capteur numériue, celui ci aura besoin de recevoir une quantité suffisante de lumière afin de restituer l’image. La gestion de cette quantité de lumière se fait à partir de trois paramètres correspondant aux trois réglages de base de la photographie.

Le premier paramètre concerne, la sensibilité du capteur ou du film. Plus celui ci est sensible, moins il a besoin de lumière et réciproquement, moins vous disposez de lumière et plus vous devrez utiliser un capteur sensible ou un complément d’éclairage.

Le deuxième est le diaphragme.
Si l’on compare l’appareil photographique à l’œil humain, le diaphragme est comme l’iris. Comme lui il va laisser passer plus ou moins de lumière. Une sorte de fenêtre qui va s’agrandir ou rétrécir en fonction de la luminosité.
Plus il y a de lumière et plus l’iris se contracte et moins il y a de lumière et plus l’iris se dilate. Votre appareil photo c’est la même chose, plus on rétrécie l’orrifice permettant à la lumière d’entrer et plus on diminue la quantité de lumière.

Le troisième réglage possible est la vitesse d’obturation.
Pour exposer un film ou un capteur nous avons besoin de l’exposer à une certaine quantité de lumière mais afin de ne pas apporter trop de lumière, cette exposition doit se faire durant un laps de temps donné.
Pour mesurer ce temps d’exposition, l’appareil utilise un obturateur. Selon les appareils photos il s’agit d’un rideau ou d’un système à obturation centrale (lamelles concentriques).

Les premiers obturateurs lors de l’invention de la photographie, étaient de simples bouchons d’objectif. Pour exposer le film, le photographe retirait le bouchon, laissant ainsi pénétrer la lumière puis remettait le bouchon sur l’objectif.

Sur les appareils modernes, le rideau va se refermer plus ou moins rapidement en fonction de la quantité de lumière souhaitée et la vitesse correspondra au temps d’exposition du capteur (ou du film) à cette  lumière. Les vitesses se calculent en seconde, centième, millième mais peuvent aller jusqu’à plusieurs heures pour des applications particulières comme la photographie en lumière noire.

Le parfait réglage de l’exposition va se faire en agissant sur ces trois paramètres.
On a la possibilité de privilégier un paramètre par rapport à l’autre mais comme la photographie est une affaire de compromis, la mise en avant d’un paramètre par rapport aux autres modifiera le résultat obtenu.

La sensibilité du capteur

ISO-exposition

En photographie, le réglage « ISO » correspond à la mesure de sensibilité à la lumière du film argentique ou du capteur numérique.

En argentique, nous utilisions des films différents en fonction des conditions de prises de vue. Des films sensibles (ISO ou ASA élevé), pour des prises de vue en faible luminosité et des films de basse sensibilité pour les prises de vue en studio ou à l’extérieur avec une bonne luminosité.
La photographie est une  question de compromis et le réglage de sensibilité ne déroge pas à cette règle. Les films argentiques de haute sensibilité offraient plus de souplesse et permettaient de photographier dans de mauvaises conditions de lumière. La contrepartie, une baisse de qualité et l’apparition de grain et de  perte de détails.
Les films moins sensibles (ISO moins élevé), ne permettent pas de travailler si la luminosité n’est pas suffisante. Par contre le résultat obtenu est optimal si les conditions d’éclairage sont suffisantes, absence de grain, piqué et netteté optimale.

Le numérique offre plus de confort car il n’est plus nécessaire de changer de film en cours de prise de vue ou d’utiliser deux appareils photos si les conditions de lumières se détériorent. La modification de la sensibilité peut se faire à l’aide d’un simple réglage.
Le capteur offre un rendu optimal à faible sensibilité mais il est possible par amplification du signal et par traitement numérique d’augmenter artificiellement sa sensibilité native.
Comme en argentique, il est question de compromis. Plus on augmente la sensibilité du capteur et plus l’image perd en qualité. L’amplification provoque ce qu’on appelle du bruit numérique. Sorte de grain comme en argentique mais coloré et moins beau. Pour compenser ce bruit, l’image est corrigée par des filtres électroniques et des traitements numériques qui en diminuant le bruit lissent généralement l’image.

bruit

En argentique comme en numérique, la sensibilité dépend de la taille de la surface sensible.. Les films des chambres photographiques et des moyens formats offrent une meilleurs sensibilité que les films 24X36 et ces derniers une meilleurs sensibilité que les films des anciens compacts argentiques.

Pour le numérique c’est la même chose. Il ne s’agit pas de la définition en pixel d’un capteur mais de sa taille physique et par conséquent de la taille de ses photosites.
Un capteur de 15 millions de pixels dans un smartphone sera  moins sensible et de moins bonne qualité qu’un capteur de 5 millions de pixels physiquement plus grand intégré à un appareil photo compact. Tout simplement à cause de la taille de ses photosites.
Il arrive que l’on obseve des différences de qualité  sur des appareils de même catégorie ayant la même taille de capteur,. Elles ne sont pas liés au capteur proprement dit mais au travail effectué sur le signal : amplification, traitement numérique et ajout de filtres numériques anti-bruit.

Concrètement avant de commencer ses prises de vue, il est nécessaire de régler cette fameuse sensibilité.

Dans les réglages par défaut, la sensibilité est automatique car c’est le moyen le plus simple d’obtenir  un réglage adapté aux plus grands nombres de conditions tout en conservant une vitesse suffisante pour éviter le flou de bougé et une ouverture de diaphragme moyenne. Mais l’augmentation de cette sensibilité se fait hélas au détriment de la qualité.
Exemple lors d’une balade en ville avec votre appareil, la sensibilité changera automatiquement lorsque vous passez d’une zone bien éclairée à une zone sombre. C’est pratique mais lorsque l’appareil modifie la sensibilité, il modifie la qualité finale de l’image.
La photographie nous permettant d’utiliser d’autres paramètres, il est intéressant de choisir  lequel sera le plus pertinent.

En règle générale les capteurs numériques sont optimisés pour des sensibilités de 100 à 200 ISO. Vous pouvez utiliser ce réglage dans la plus part des conditions de prises de vue en extérieur. Vous verrez par la suite que l’on peut agir sur d’autres paramètres afin de compenser une perte de luminosité, sans perte de qualité.. Et c’est vous en fonction des conditions d’éclairage qui allez choisir de monter ou pas la sensibilité ISO.

Dans des mauvaises conditions de luminosité, vous devez augmenter la sensibilité.. 400 ISO, 800 ISO. Les appareils modernes permettent des sensibilités élevées : 1600, 3200, 6200 voir plus mais attention, cette augmentation s’accompagne d’une baisse significative de qualité.

iso-menu

Le diaphragme

Le diaphragme est système mécanique, une sorte de fenêtre qui a la possibilité de s’ouvrir et de se refermer afin  de laisser entrer plus ou moins de lumière vers le film ou le capteur.
Pour varier cette quantité de lumière, le diaphragme utilise des réglages d’ouverture différents.

diaph

Pleine ouverture                        Diaphragme à mi ouverture                      Diaphragme fermé

Le réglage du diaphragme ou de la quantité de lumière venant affecter la surface sensible, il va influencer un autre paramètre très important : la profondeur de champs.
Cette profondeur de champs correspond à la zone du sujet photographié qui sera accepté par l’œil humain comme nette.
Concrètement, plus on ferme le diaphragme (plus on limite la quantité de lumière) et plus l’étendue de cette zone de netteté devient importante. A l’inverse, plus on ouvre le diaphragme et moins la profondeur de champs sera importante.

C’est un paramètre très important, par exemple en portrait, il est souvent nécessaire d’isoler le sujet de son environnement.

Dans la pratique d’autres paramètres entrent en ligne de compte pour la profondeur de champs comme le rapport de grandissement (taille du sujet sur le film ou le capteur) et par conséquent le choix de la focale.
Mais pour les réglages de base il faut toujours avoir en considération cette notion de profondeur de champs.

Fermer le diaphragme permet dans une certaine mesure de d’assurer une plus grande  zone de netteté mais les contres parties sont :
Une mise en avant de l’arrière plan et des zones à proximité du sujet.
Le besoin d’une plus grand quantité de lumière, car plus on ferme le diaphragme et plus  il faut compenser le manque de lumière soit par une exposition plus importante (vitesse d’exposition plus lente) ou forcer la sensibilité du film et du capteur.
Enfin comme rien n’est jamais ou tout blanc ou tout noir, chaque objectif offre un rendu optimal à une ouverture de diaphragme donnée.
C’est à dire que la même photographie réalisée avec des ouvertures de diaphragme différentes, peut donner des résultats n’ayant pas la même qualité. Travailler à pleine ouverture ou à l’inverse à diaphragme fermé, provoque des problèmes optiques comme la diffraction de lumière. Concrètement, vous fermez votre diaphragme pour gagner en profondeur de champs mais la diffraction va engendrer une perte de piqué, donc de netteté.
Ce paramètre diffère d’une marque d’objectif à l’autre, voir d’un objectif à l’autre. Il existe une règle empirique qui consiste  à dire qu’il faut utiliser son objectif à trois fois l’ouverture maximale pour obtenir le meilleurs résultat. Exemple, un objectif ouvrant à 3,5 permettra un rendu optimal à  un diaphragme de 11. Il s’agit d’une règle empirique bien entendu. Je conseille à chacun de réaliser des essais pour chacun des objectifs utilisés.

La vitesse d’obturation.

obtu

Obturateur à rideau sur un boîtier réflexe.

Nous avons vu que le diaphragme correspondait à la taille de notre fenêtre permettant de laisser passer plus ou moins de  lumière vers la surface sensible.
L’obturateur lui est le mécanisme permettant d’ouvrir et de refermer cette fenêtre  pendant un certain laps de temps afin de gérer le temps d’exposition.

Le réglage de la vitesse va de son coté influencer un nouveau paramètre important pour la  prise de vue, le mouvement du sujet.
Les vitesses rapides permettent la photographie de sujets en mouvements : animaux, voitures ou personnages se déplaçant. Mais le fait d’ouvrir et de refermer notre fenêtre rapidement, va nécessiter d’agrandir l’ouverture de notre fenêtre ou de disposer de plus de lumière.
En fonction du sujet, on choisi une vitesse plus ou moins rapide. De 1/125 de seconde pour éviter le risque de bouger d’un personnage au 1/1000 ou plus pour photographier des sujets en mouvements rapides.
Mais attention, pour utiliser une vitesse rapide et limiter la quantité d’exposition à la lumière, cela nous oblige à compenser par une ouverture de diaphragme plus importante avec comme conséquence, une perte de profondeur de champs. Ou augmenter la sensibilité du capteur et diminuer en qualité d’image..

Nous sommes toujours dans la notion de compromis.. A chaque type de prise de vue  un réglage peut être plus judicieux que l’autre..

Alors maintenant comment régler facilement et rapidement tout ça ?

Les appareils modernes en plus du mode tout automatique, proposent des réglages simples permettant de privilégier le type de prise de vue.

Le mode priorité ouverture.

Avec ce réglage vous choisissez vous même le diaphragme qui vous convient afin de limiter ou d’augmenter la profondeur de champs. L’appareil va automatiquement régler la vitesse afin d’obtenir une exposition juste.

Si vous choisissez le mode priorité vitesse. Dans ce mode  c’est l’inverse. Vous souhaitez photographier quelque chose en mouvement, vous choisissez votre vitesse et l’appareil adapte automatiquement le diaphragme.

La sélection du diaphragme ou de la vitesse se fait généralement une fois le mode choisi, à l’aide d’une molette située à coté du déclencheur. Elle vous permet en très peu de temps de modifier votre réglage de base, l’appareil se chargeant de modifier le réglage complémentaire.

Dans ces modes de travail, l’appareil ne modifie pas la sensibilité du capteur. Celle que vous avez réglé par défaut est utilisée. Par contre en mode tout automatique, l’appareil va jouer sur les trois paramètres..

Enfin il existe pour les plus téméraires un mode M ou manuel vous permettant de tout régler manuellement en tenant compte des indications de la cellule de mesure de lumière.

En fonction des modèles de boîtiers, certains possèdent deux molettes de réglages vous permettant très rapidement tout en restant dans un des modes : vitesse ou diaphragme, de modifier simultanément les deux paramètres.

Alors petit rappel des réglages en fonction du sujet.

– Portrait statique.
La ou les personnes ne bougent pas et vous souhaitez  mettre en valeur le sujet par rapport à son environnement.  Vous sélectionnez le mode « priorité ouverture » et vous augmentez l’ouverture du diaphragme afin de détacher le sujet de son environnement en réduisant la profondeur de champs. L’arrière plan étant moins net s’estompera. Le boîtier se chargera de régler la vitesse adéquate.

– Paysages. Priorité à l’ouverture mais à l’inverse du portrait vous  fermez le diaphragme. Ainsi la profondeur de champs sera plus importante permettant une netteté sur presque toute l’image.

– Personnage en mouvement, photo de reportage ou portrait sur le vif. Ici on privilégie le mode priorité vitesse afin d’éviter tout risque de flou de bouger et on choisi une vitesse de 1/125 voir plus. L’appareil se charge lui de régler correctement le diaphragme.

– Animal, voiture, il faut également choisir de régler la vitesse d’obturation mais choisir des vitesses élevées : 1/1000 de seconde et plus en fonction de votre appareil photo afin de figer le mouvement.

Attention il existe toutefois certaines limitations. Tout n’est pas possible. Il se peut par exemple que vous choisissiez une vitesse très rapide pour photographier un animal en pleine action mais si la lumière n’est pas suffisante (absence de soleil par exemple), l’appareil peut refuser de régler le diaphragme correspondant car vous utilisez déjà l’ouverture maximale autorisée par votre objectif.. Dans ce cas, la valeur de diaph indiquée dans votre viseur va clignoter pour vous indiquer que la photo ne sera pas correctement exposée..

Dans ce cas la seule solution sera d’agir sur le troisième paramètre qui est la sensibilité du capteur (ISO) et de l’augmenter en conséquence sous peine d’obtenir une image sous exposée, trop sombre.

Autre problème possible, lorsque vous ou votre boîtier choisissez  une vitesse d’exposition trop lente, en dessous du 1/60 de seconde, il y a le risque de flou de bougé. Bien sûr si votre sujet bouge mais également par l’action de prise de vue. Appuyer sur le déclencheur un peu brusquement ou bouger légèrement  peuvent engendrer un flou..
Petit conseil pour la photographie de paysages, penser à vous munir d’un trépied. Vous pourrez ainsi travailler avec des profondeurs de champs suffisantes même avec des mauvaises conditions de luminosité.

Maintenant, c’est à vous de jouer !

 

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Photographe professionnel Avignon Montpellier

Photographe professionnel entre Avignon Montpellier. Reportages corporate, architecture, intérieurs et déco, industriel, publicité, événementiels, portraits d'entreprises

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